Le dit du hérisson...

"4nn3" se raconte au fil des jours

24 avril 2008

Moi, j'ai toujours aimé...

Et si tu demandes aussi ce que je pourrais faire, j’aime (Ovide).

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Ce que sera demain, évite de le chercher ; et le jour, quel qu’il soit, que te donnera le sort, porte-le à ton actif, ne dédaigne pas, enfant, les douces amours, ne dédaigne pas les danses, tant que de ton âge en sa fleur se tient éloignée la vieillesse chenue et morose (Horace, Ode, I, 9, partim).

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06 janvier 2008

L'Epiphanie

L'arrivée des Mages à Jérusalem

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ARLES, Cloître St-Trophime (XIIè-XIVè s.)

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25 décembre 2007

Entre le boeuf et l'âne gris...

Seuls les Evangélistes Luc et Matthieu nous évoquent, mais sans aucun détail, la naissance du Christ.

Il faut consulter le Pseudo-Matthieu pour lire que « Joseph sella son âne et y fit asseoir Marie » et le Pseudo-Jacques (Historia de Nativitate et Infantia Salvatoris) pour apprendre que « le troisième jour après la naissance du Seigneur, Marie sortit de la grotte, entra dans une étable et déposa l’enfant dans la crèche. Le bœuf et l’âne l’adorèrent. »

La présence de ces deux animaux : bœuf et âne dans la scène de la Nativité est donc établie par des évangiles apocryphes (à l’authenticité douteuse)  datés entre le IIè et le VIè siècle.

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ARLES, Cloître St-Trophime (XIIè-XIVè s.)

Mais pourquoi le bœuf et l’âne ?

L’explication la plus simple est que Jésus nouveau-né a été installé dans une étable ; il est normal que s’y trouve, avant tout le monde, un bœuf. D’autres pensent que Joseph aurait pu, comme c’est la coutume chez les pauvres gens, emmener avec lui un bœuf qu’il pouvait revendre en cas de besoin d’argent.

Quant à la présence de l’âne, elle semble, elle aussi, évidente : Marie enceinte est trop fatiguée pour marcher et se déplaçait à dos d’âne, un âne qu’elle a bien sûr gardé après la naissance.

Une scène aussi importante de la religion chrétienne ne peut se satisfaire d’explications aussi terre-à-terre. On va donc faire appel, pour justifier la présence des deux animaux, aux prophètes. Isaïe (I, 3) dit : « Le bœuf a reconnu son bouvier et l’âne la mangeoire de son maître. Et ainsi s’accomplit ce qui avait été annoncé par le prophète Habaquq (III, 2) qui avait dit « Je te ferai connaître au milieu de deux animaux ».

L’analogie est facile : le bœuf porte le joug comme les Juifs portent la Loi. Comme le bœuf attelé devient un animal utile qui collabore avec son maître, ainsi les Juifs, au moyen de la Loi, vivent dans la droiture et collaborent avec le Seigneur. L’âne est chargé et porte son fardeau de même que les peuples qui n’ont pas connu la révélation gémissent sous le poids de l’idolâtrerie et de ses lois pesantes. L’âne et le bœuf représentent donc toute l’humanité.

Cherchons à présent du côté de la symbolique liée à ses animaux.

Le bœuf représente le serviteur patient et la force pacifique. Ami du paysan et source de prospérité, il reçoit l’honneur d’être sacrifié dans de nombreuses religions.

L’image, certes ambivalente, de l’âne est davantage négative : stupidité, entêtement,… Mais souvenons-nous aussi de son humilité, de sa patience et de son courage.

Dans les Métamorphoses d’Apulée, Lucius, avide de plaisirs est transformé en âne, image des instincts bas que l’intellect doit dominer et dont l’esprit doit se détacher parfois au prix de l’initiation (Isis).

Donc, en adorant l’enfant Jésus, l’âne (la matière, les instincts bas) et le bœuf (l’idolâtrerie) se soumettent à la spiritualité et en reconnaissent la supériorité.

Que penser alors de l’âne alchimique ? Celui de Peau d’âne. Celui des alchimistes qui l’associent à Saturne dont dépend le plomb (le plus vil des métaux). Ce lien à Saturne, souverain de l’Age d’or pourrait expliquer que l’âne produise de l’or et les Saturnales, fêtes en l’honneur du dieu Saturne, nous amènent à Noël.

La tendresse franciscaine ajoutera à l’adoration un geste humble : l’âne et le bœuf réchauffent le nouveau-né de leur souffle.

D’après : F. Vandervennet, Le bœuf et l’âne… Que sont-ils venus faire dans cette histoire ?, in Ex Oriente Lux, 88, décembre 2007.

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29 novembre 2007

La fête des Saturnales

D’ici quelques jours, Saint Nicolas et  Père Noël vont apporter aux plus sages des enfants de merveilleux cadeaux… Puis suivront la Saint-Sylvestre et les traditionnels vœux. Mais  savez-vous qu’à Rome, au solstice d’hiver, se déroulaient de nombreuses réjouissances ?

Parmi les nombreuses fêtes religieuses, la fête des Saturnales qui se déroulait le 17 décembre était assurément la plus populaire.  Les réjouissances se poursuivaient pendant sept jours ! Durant cette période, la plus grande licence était admise : les esclaves étaient traités sur le même pied que les maîtres. On s’invitait les uns chez les autres, on s’offrait des cadeaux, on envahissait les rues de nuit comme de jour, on riait, on buvait…

Les origines de cette fête romaine restent mystérieuses. Le nom en vient bien sur de Saturne. Ce dieu présidait chez les Romains aux activités agricoles et était représenté une faucille à la main et les pieds attachés par un lien de laine qu’on déliait le jour des Saturnales. On voyait à tort dans Saturne un dieu des semences parce que son nom paraissait dériver de « satum » (la chose semée).

Saturne fut ensuite identifié  au dieu grec Chronos, le père de Zeus. De Grèce vint la croyance selon laquelle Saturne aurait régné sur la terre à une époque où les hommes étaient égaux et ne devaient pas travailler la terre : c’est donc l’âge d’or aussi que les Romains commémoraient dans les Saturnales. Il est probable que ces explosions de joie furent jadis associées à l’ouverture des réserves.

Quoiqu’il en soit, cette fête, avec échange de cadeaux et bons repas, s’est perpétuée jusqu’à nos jours !

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27 novembre 2007

En marge de BHV, le conflit linguistique gréco-romain

Le bilinguisme et les problèmes qu’il suscite sont plus que jamais d’actualité dans notre pays. C’est l’occasion de montrer que l’Antiquité peut alimenter notre réflexion à propos de problèmes qui nous touchent de près.

La conquête de l’Orient a fait du monde romain classique, entre le IIème  siècle avant J.-C. et le IIème siècle après, une entité double : les classes dirigeantes y sont romanisées à l’ouest et hellénisées à l’est. C’est aussi un monde bilingue où deux grands idiomes véhiculaires, le grec et le latin, se superposent, sans les supplanter, aux langues autochtones.

C’est ainsi que les relations entre Grecs et Romains prennent notamment la forme d’une situation de contact linguistique. Une telle situation est le plus souvent source de tensions et de conflits.

Des causes supplémentaires de tension existent dans le monde romain. D’une part, le grec est devenu dans la première moitié du IIème siècle la langue de culture et même souvent la langue maternelle de l’aristocratie romaine. La supériorité de la civilisation  grecque amène les Romains à concevoir un sentiment d’infériorité à son égard, qui va se traduire par des réactions de défense contre l’emploi du grec et par des manifestations de xénophobie.  D’autre part, la classe dirigeante grecque est contrainte d’apprendre la langue du vainqueur pour participer au pouvoir romain. Le mépris relatif que les Grecs éprouvent pour les Barbares romains ne facilitera pas l’intégration.

Thème 1 : L’apprentissage du grec (Quintilien, Institution oratoire, I, 1, 12-14)

Je préfère que l’enfant commence par le grec, parce que, le latin étant davantage utilisé, nous nous en imprégnerons de toute façon, même sans le vouloir, et aussi parce qu’il doit être instruit d’abord dans les lettres grecques, où les nôtres ont pris leur source. Je ne voudrais pas, cependant, qu’en suivant ce conseil on cherche à trop bien faire, au point que l’enfant ne parle ou n’apprenne pendant trop longtemps que le grec, ce qui est le cas pour la plupart. Cette habitude entraîne l’apparition d’un grand nombre de défauts de prononciation, l’élocution étant déformée par un accent étranger, ainsi que d’incorrections de langage : les tours grecs, implantés par un usage répété, persistent aussi, d’une manière particulièrement tenace, dans un système linguistique différent. C’est pour cette raison que le latin doit suivre de près et aller sans tarder de conserve avec le grec. Ainsi en consacrant un soin égal à l’une et l’autre langue, nous éviterons que l’une fasse tort à l’autre.

Les enfants romains, du moins ceux des classes supérieures, apprenaient le grec avant le latin. Cet apprentissage se faisait auprès d’esclaves dont c’était la langue maternelle (Tacite, Dialogue des orateurs, 29). C’est pourquoi le grec, langue première des Romains de la classe aisée, garde chez ceux-ci une place privilégiée : c’est la langue des jeux de l’enfance, des premières émotions, de la rêverie, des sentiments profonds ou violents. 

Quintilien recommande l’apprentissage du grec avant celle du latin : puisque la culture grecque a précédé et influencé la culture romaine, autant commencer par le commencement.

Quintilien met aussi en garde contre un apprentissage trop tardif du latin, ce qui risque de nuire au caractère équilibré du bilinguisme. Si les jeunes Romains apprennent trop tard le latin, cette langue ne sera jamais pour eux qu’une langue étrangère qu’ils parleront avec un accent et parsèmeront d’erreurs.

Quintilien analyse fort bien le mécanisme de l’interférence linguistique : l’action réciproque de deux systèmes linguistiques qu’utilise un locuteur bilingue et l’influence qu’ils exercent l’un sur l’autre. C’est sans doute ce qui explique, au moins en partie, les nombreux hellénismes de la syntaxe latine.

Une remarque s’impose : le fait que les Romains de la classe supérieure aient été capables de parler le grec de leur temps ne prouve pas nécessairement qu’ils fussent en mesure de comprendre avec la même facilité n’importe quel texte littéraire écrit dans une langue savante, artificielle qu’il fallait avoir apprise à l’école (Platon, Homère, …)

Thème 2 : Le complexe d’infériorité (Sénèque, Lucilius, 58,1)

Quelle pauvreté, quelle disette de mots est la nôtre! Jamais je ne l'ai senti comme aujourd'hui.

Entre 200 et 150 avant J.-C., sous l’impulsion, notamment, des Scipions, une profonde transformation de la société romaine, ou du moins de sa classe supérieure, se produisit. Rome se met à l’école d’un peuple vaincu. Fascination pour la culture grecque et rancœur coexistent et provoquent un profond sentiment d’infériorité.

Les Romains sont amenés à comparer toute leur vie les deux langues et les deux cultures. Un très grand nombre d’entre eux (Cicéron, Sénèque, Lucrèce, Quintilien,…) concluent à la supériorité du grec sur le latin : plus riche, plus agréable à entendre, plus répandu,… ce qui entraîne, suivant les personnalités, différentes réactions.

Certains Romains vont renier leur propre culture. C’est le cas de T. Pomponius, ami de Cicéron, établi à Athènes et surnommé « l’Athénien » (Atticus). D’autres vont prendre le parti de nier l’évidence et soutenir que le latin est en fait plus riche que le grec. Une troisième réaction consiste à chercher des compensations à cette situation. C’est le cas de Virgile (Enéide, VI, 847-851) dans le passage célèbre où il définit la mission de Rome :   D’autres forgeront avec plus de grâce des bronzes qui sauront respirer, je le crois du moins, ils tireront du marbre des visages vivants, ils plaideront mieux, ils figureront avec leur baguette les mouvements du ciel, diront les levers des astres ; à toi de diriger les peuples sous ta loi, Romain, qu’il t’en souvienne. L’impérialisme romain est ainsi justifié : imposer une paix, épargner les vaincus, mater les ambitieux, en un mot dominer le monde.

Il existe donc à Rome un véritable tabou qui interdit de montrer trop ouvertement en public son intérêt pour l’hellénisme. Certains historiens (Lucullus, Postumius Albinus) vont même jusqu’à écrire en grec (au IIème siècle, les historiens écrivent en grec), en ajoutant dans leur texte, et en s’en excusant, un certain nombre de barbarismes et de fautes pour montrer à leurs compatriotes qu’ils sont restés de vrais Romains !

Thème 3 : La politique linguistique romaine (Valère Maxime, Faits et dits mémorables, II, 2-3)

La façon dont les magistrats d’autrefois veillaient à préserver, dans leur comportement, leur propre majesté et celle du peuple romain ressort des faits suivants. Parmi tous les signes de leur respect des convenances, on peut citer, en particulier, leur souci constant de ne jamais accorder de réponse aux Grecs qu’en latin. Bien plus, on éliminait, chez ces derniers, l’abondance de parole qui constitue leur principal atout en les forçant à recourir à un interprète, et cela non seulement à Rome, mais même en Grèce et en Asie, dans le but, évidemment, de rendre plus respectable et de répandre dans tous les peuples l’honneur de la langue latine. Ces gens ne manquaient pas pour autant de culture ; mais ils étaient d’avis que dans tous les domaines sans exception le manteau grec devait être subordonné à la toge : il était scandaleux, d’après eux, de faire bénéficier les attraits et le charme du poids et de l’autorité du pouvoir.

Cet extrait nous renseigne sur  les efforts de l’Etat romain pour limiter l’emploi du grec et promouvoir l’emploi du latin.

Les magistrats romains, c’est-à-dire les représentants officiels de l’Etat (surtout les proconsuls et propréteurs qui gouvernent une province ainsi que les consuls et les préteurs qui convoquent le Sénat) s’abstiennent traditionnellement de parler en grec dans les circonstances officielles. Ils obligent les Grecs à faire de même, donc à parler latin ou à passer par un interprète. Cette attitude permet de se protéger contre le grec et éviter de lui donner un atout supplémentaire en en faisant une langue officielle, enfin de développer l’emploi du latin et asseoir sa réputation à l’étranger. Aucune loi ne les oblige à le faire, mais plutôt l’idéologie traditionnelle romaine (maiestas, gravitas, auctoritas) et le mos maiorum (coutume des ancêtres).

L’habitude de s’exprimer en latin en toutes circonstances permettait évidemment à des Romains qui auraient ignoré le grec d’être mis à la tête de provinces orientales. Quant aux Grecs, s’ils voulaient devenir citoyens romains, ils devaient apprendre le latin sous peine de représailles (retrait du droit de cité, par exemple).

Thème 4 : L’hostilité à l’hellénisme (Caton, Ad M. filium, fr. 1, p. 77 Jordan = Pline l’Ancien, Histoire Naturelle, XXIX, 14)

Je te parlerai de ces Grecs, mon fils, le moment venu. Je te dirai ce que j’ai tiré d’Athènes et l’avantage qu’il y a à jeter un coup d’œil sur leur culture sans pour autant s’en imprégner complètement.  Je te démontrerai qu’il s’agit d’une race tout à fait malfaisante et inéducable. Voici un véritable oracle : chaque fois que ce peuple nous donnera sa culture, il corrompra tout, et plus encore s’il envoie ici ses médecins. Ils ont échangé le serment de tuer tous les barbares grâce à la médecine et même cela, ils le font pour de l’argent, afin qu’on leur fasse confiance et qu’ils nous anéantissent facilement. Nous aussi, ils nous adressent sans cesse le nom de barbares ; ils nous souillent d’une appellation plus dégoûtante que les autres, celle d’ opikoi& (opikoi) (1). Je t’ai interdit les médecins.

Ce texte est extrait d’un ouvrage perdu (mais cité par Pline l’Ancien) que Caton le Censeur avait rédigé à l’intention de son fils pour éviter de confier ce dernier à un précepteur grec. Caton le Censeur y avait rassemblé les connaissances qu’il jugeait indispensables à un Romain fidèle à la tradition (droit, agriculture, art militaire, éloquence). Il y mettait en garde son fils contre l’irruption massive à Rome de traits culturels grecs, phénomène qui entraîna entre 200 et 150 avant J.-C. une profonde transformation de la classe supérieure de la société romaine. Le Censeur tenta de résister non à l’hellénisme en tant que tel mais à son extension démesurée : il faut « faire un tri dans ces habitudes étrangères ». En effet, si les Grecs réussissaient à introduire à Rome leur culture toute entière, ce serait le début de la décadence.  Cette hostilité de principe à l’hellénisme aura encore dans la suite d’autres représentants illustres.

C’est donc au cours du IIème siècle avant J.-C. que se sont formés les éléments fondamentaux de la culture romaine. L’apport de l’hellénisme dans cette évolution est considérable. Rome n’a pas abdiqué devant la Grèce ; elle n’a pas non plus apporté en Grèce violence et barbarie. Le contact étroit établi entre les deux cultures, quoique source de tensions et de conflit, fut bienfaisant pour toutes deux.

Bibliographie

Henri-Irénée MARROU, Histoire de l’éducation dans l’Antiquité, Paris, Seuil, Points, 1982.

Michel DUBUISSON, Grecs et Romains : le conflit linguistique, dans L’Histoire, n°50, nov. 1982.

Pierre GRIMAL, Rome et la Grèce au IIème siècle avant J.-C. Politique et culture, dans Rome et nous. Manuel d’initiation à la littérature et à la civilisation latines, Paris, Picard, 1977.

(1)  Les Opici qui habitaient la baie de Naples et les environs de Cumes furent le premier peuple occidental rencontré par les Grecs. Ce nom leur servit rapidement à caractériser l’état de civilisation, jugé par eux inférieur, des peuples d’Italie en général et donc notamment des Romains. Le terme, quelque peu méprisant, n’était cependant pas injurieux et les Romains l’utilisèrent eux-mêmes dans la suite pour railler ceux d’entre eux qui ne savaient pas le grec. Opicus est aussi l’ancien nom des Osques, peuple qui avait à Rome une fort mauvaise réputation : c’étaient des gens grossiers et débauchés. C’est ce qui explique l’irritation de Caton : il a cru être traité d’Osque, appellation « malpropre » entre toutes alors que les Grecs le traitaient simplement de « barbare » ou « rustaud ».


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